22 décembre 2006

Castors à rayures

Vous avez remarqué comme il est mauvais le texte sur les "costards à rayures" ? Tout le monde me l'a dit. Ma copine m'a craché à la gueule. Mon meilleur pote m'a regardé d'un air inquiet en me disant : "Ben dis donc, t'étais pas en forme ce jour là..." Mon chat me jette des coups d'œils méprisants et ma mère me conseille de chercher un boulot sérieux. Moi même, en le relisant, alors que je suis assez prompt à trouver génial tout ce qui sort de ma cervelle enfiévrée par une dose raisonnable d'eau de feu , je dois admettre que, palsembleu, c'est sinistre, ce truc. Que faire alors ? Le virer ? Le faire disparaître ? Histoire de garder un blog bien propre, bien net... Alors j'écrirai plus rien dessus. Ce sera fini. Je pense que vais plutôt jouer le jeu et tenter de comprendre pourquoi ce texte est désagréable à lire (1). Dans mon boulot, mon écriture est contrainte. Contrainte à un point à peine imaginable. Et je commence à intégrer ces contraintes dans ce blog. Conséquence : autocensure. Mon idée de départ, sur les costumes à rayures, était simple : le costard à rayures est, à la fois, l'uniforme de l'oppresseur et de l'opprimé. Il a deux référents : le malfrat des années trente et les camps de concentration. Le rapprochement est brutal mais pensez à "M le Maudit", pensez à la période que vous évoquent spontanément ces costards. Pensez au discours actuel. Quelle est l'exigence formulée par le pouvoir politique et économique ? Soyez esclave pour devenir maître. Obéissez et vous serez obéis. Subissez et vous ferez subir. "Le travail libère." Le costard à rayures c'est l'uniforme des kapos du jour. C'est ça ce que je voulais dire. J'aurais voulu le dire de façon amusante mais je ne peux pas.

(1)Dans un dernier et bel élan(2) de lucidité, j'ai coupé tous les passages où je réflechissais.

(2)À ne pas confondre avec l'orignal(3).

(3)En même temps, je m'inquiète pour rien : j'aurais dit "dans un bel orignal de lucidité" tout le monde aurait compris que je voulais dire "élan" et pas "pingouin"(4). Dans un beau "pingouin" de lucidité, ça veut rien dire(10).

(4)Quelle faune extraordinaire, quand même, quand on se rapproche du cercle polaire ! (5)

(5)C'est pas pour ça que je vais voter Nicolas Hulot (6)

(6)Je pense que j'aurais pu voter pour lui (7) s'il s'était appelé Nicolas Hublot. Nicolas Hublot, c'est rigolo.

(7)Encore faut-il qu'il se présente. Et de toutes façons j'ai un peu de mal à croire à ses conneries de réchauffement climatique quand je vois les réserves de graisse de mon chat(8)... . Ça a de l'instinct, ces bêtes là. Si je me fie à lui, on va plutôt vers une nouvelle ère glaciaire.

(8)Votez Raoul(9) !!!

(9)C'est le nom de mon chat.

(10)Un "pingouin de lucidité" fait peu sens. Mais une "lucidité de pingouin" ? Je sais pas. Peut être.


Posté par davidram à 03:04 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Castors à rayures

    auto réalité

    Belle autocritique, pour moi, texte qui se termine en queue de poisson( pas queue de pie) serait ce le signe d'un verbe doué mais peu persévérant.
    Le talent a souvent comme corolaire un goût certain pour le dilletantisme.
    A bientôt

    Posté par emile davis, 22 décembre 2006 à 11:36 | | Répondre
  • Renvoi d'acensure

    C'est quoi un corollaire avec un seul l et un dilettantisme avec deux l et un seul t ? Des animaux à rayures ?

    Posté par Conte Von Gagu, 22 décembre 2006 à 14:37 | | Répondre
  • A quand la suite ?

    Bonsoir davidram
    C'est vrai que ce n'était pas ton meilleur texte.
    Mais quelle importance quand on lit les petits bijoux d'humour, d'observation et de lucidité que sont : Quel gauchiste êtes-vous ou Jugeons Sarkozy.

    Charly.

    Posté par charly, 23 décembre 2006 à 18:51 | | Répondre
Nouveau commentaire